Paroles

Au petit musée
Au petit musée
Des trucs oubliés,
Abandonnés
Tout au fond du grenier.
Que de mystère
Sur les étagères
Noyées de poussière légère !

Drôle de collection
Qui n’vaut pas un rond,
Objets menus
Qu’on avait cru perdus,
Petits trois fois riens
D’à-peine hier matin
Quand l’automne semblait si loin.

Au petit musée
Des trucs oubliés
Pas de vitrine
Ni dorures ni feutrine.
On flâne au hasard
Et l’esprit s’égare
Dans les allées du bazar.

Une bague tordue,
Une poupée nue,
Des cheveux en tresse,
Un vieux carnet d’adresses,
Petits fonds de poche
De quand t’étais mioche…
Et v’là l’automne qui se rapproche
Au petit musée
Des trucs oubliés
Y a pas de guide
Et nos regards humides
Dévorent la madeleine
De photos anciennes
De gens qu’on r’connait à peine ;

Les perdus de vue,
Les chers disparus,
Les incertains
Et les sans-lendemain.
Une foule disparate
Laissée dans des boites
Que l’automne attend sans hâte

Mais il faut quitter
Le petit musée
Des collections
qui ne val’nt pas un rond,
Des p’tits je-n’-sais-quoi
Qu’on regrettera
Quand l’automne sera là.

Paroles : Juliette Noureddine ; Musique : Dominique Cravic

Belle et rebelle
Tout dans la dentelle
Tout dans la caboche
L’âme d’une gazelle
La tête à Gavroche
Un jour en marcel
Les mains dans les poches
Un jour en Chanel
Gravée sur pelloche
Féminin pluriel
Sans peur ni reproche
Je n’suis pas de celles
Qu’on garde sous cloche
Vaut mieux et’ belle belle belle
et rebelle
Plutot que moche moche moche
et remoche !

Je n’suis pas de celles
Qu’on garde sous cloche
De celles qui bèlent
Quand le loup approche
Pour voler sans ailes
Il faut qu’on s’accroche
Mettre à ses jarretelles
La pelle et la pioche
Battre la semelle
Rouler des galoches
Prendre des gamelles
Et quelques taloches
Vaut mieux et’ belle belle belle
et rebelle
Plutot que moche moche moche
et remoche !

Prendre des gamelles
Et quelques taloches
Pleurer mon rimmel
Les soirs de bamboche
Ce n’est qu’à l’hôtel
Que j’pose mes valoches
Je n’suis pas de celles
Qu’on garde sous cloche
Qu’on mène à l’autel
Qu’on tient par un mioche
Toujours demoiselle
Toujours sans belle-doche
Vaut mieux et’ belle belle belle
et rebelle
Plutot que moche moche moche
et remoche !

Toujours demoiselle
Toujours sans belle-doche
J’veux des étincelles
Et des anicroches
Je n’suis pas de celles
Que l’temps effiloche
J’attends pas l’dégel
Pour faire mon cinoche
Foutre le bordel
Prendre la Bastoche
Battre l’Eternel
Avec ma quinte flush
Vaut mieux et’ belle belle belle
et rebelle
Plutot que moche moche moche
et remoche !

Paroles : Juliette Noureddine ; Musique : Franck Steckar

L’éternel féminin
Dans mon sous-sol crasseux où brûlent mes fourneaux
Où les âmes damnées grillent de bas en haut
Regardez qui est là qui attise les flammes ?
Règnant sur les Enfers, le Diable est une femme !

Rien d’étonnant n’est-ce-pas ? Des brunes jusqu’aux blondes
Par elles sont advenus tous les malheurs du monde !
Le Diable est une femme et vous vous en doutiez :
La place d’une femme n’est-elle pas au foyer ?

Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Comment pour m’invoquer
Faut-il que l’on m’appelle ?
Mes diables et mes hommes
Et Dieu même en personne
Tout simplement me nomment :
“Patronne”

Depuis tant de prophètes, de savants vertueux
L’équation est logique , c’est la preuve par deux !
On l’a tant proclamé sur un ton formidable :
Le diable est une femme, les femmes c’est le diable !

Et qu’elles soient victimes ou qu’elles soient complices
De leurs mâles et fils et de leur maléfices,
Frappez donc les premiers, taliban ordinaires
Ces démons adorés car il faut les faire taire !

Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Messieurs, venez m’aider
A ôter mes dentelles
Dans vos brûlants émois
Ainsi que je l’ordonne
Allez appelez-moi
“Patronne”

Quelque soit le brigand il y a la corruptrice
Consciente du pouvoir qui dort entre ses cuisses.
Qui sussurre les ordres et les avis funestes ?
Vous, mes soeurs les salopes, les putains et les pestes !

Derrière chaque type sans foi ni loi, ni âme
Si vous cherchez le diable, vous trouverez la femme :
La gueuse la traitresse la garce la sorcière
La fille de Borgia et la maman d’Hitler…

Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Je vous attends venez :
Mes belles demoiselles !
Que votre dernier mot
Que la vie abandonne
Soit dans un soubresaut :
“Patronne”

En attendant je compte vos crimes et vos bassesses
Tous vos pieux mensonges et vos histoires de fesses
J’encourage le vice, je provoque des guerres
Je dirige le monde et Dieu me laisse faire !

Parce que Dieu se fout bien de vos petits tourments
Avec ses anges blancs dans son blanc firmament
Dieu est tellement belle, c’est une femme généreuse !
Mais ne vous y fiez pas, ce n’est qu’une allumeuse!

Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Pour fêter vos péchés
Je réponds à l’appel !
Et pour me faire venir
D’une voix qui frissonne
Il suffit de redire :
“Patronne !”

Paroles & musique : Juliette Noureddine

Jean-Marie de Kervadec
Un jour que le temps était sec
Et dégagées les nues
C’est Jean-Marie de Kervadec
Revenant d’la morue
Qui s’écrie sans salamalecs
Hardi petit monte à la misaine
Hardi petit et vire au guindeau
C’est Jean-Marie de Kervadec
Revenant d’la morue
Qui s’écrie sans salamalecs
J’m’en vas au Super U

Soizic reconnaît plus son mec
Elle en a la berlue
C’est la chérie qui vit avec
Elle en tombe des nues
Joyeuse elle répond aussi sec
Hardi petit monte à la misaine
Hardi petit et vire au guindeau
C’est la chérie qui vit avec
Elle en tombe des nues
Joyeuse elle répond aussi sec
Va donc au super U

Achète du beurre des gâteaux secs
Et puis des Figolus
Pour la vaisselle il faut du Paic
Citron du jambon cru
Du lait ribot du flanc du cake
Hardi petit monte à la misaine
Hardi petit et vire au guindeau
Pour la vaisselle il faut du Paic
Citron du jambon cru
Du lait ribot du flanc du cake
Et puis du papier cul

D’autant qu’à manger y a l’évêque
Et son neveu Lulu
Ils préfèrent les filets d’ rumstecks
Aux filets de merlu
Le soir on regard’ra Star Trek
Hardi petit monte à la misaine
Hardi petit et vire au guindeau
Ils préfèrent les filets d’ rumstecks
Aux filets de merlu
Le soir on regard’ra Star Trek
Sur le divan tout nus

Mais Jean-Marie de Kervadec
Malheur où donc es tu ?
Il est au bar buvant cul sec
Juste au coin de la rue
Il dépense tous ses kopecks
Hardi petit monte à la misaine
Hardi petit et vire au guindeau
Il est au bar buvant cul sec
Juste au coin de la rue
Il dépense tous ses kopecks
En cidre à même le fût

Va t’en te faire voir chez les grecs
(Soizic est fort déçue)
Tu n’es qu’un ivrogne un blanc-bec
Un buveur dissolu
Arrête de boire fais donc un break
Hardi petit monte à la misaine
Hardi petit et vire au guindeau
Tu n’es qu’un ivrogne un blanc bec
Un buveur dissolu
Arrête de boire fais donc un break
Sinon tu seras mouru

Ce fut un lamentable échec
Ce projet Super U
Chez Jean-Marie de Kervadec
Il n’y a plus d’jambon cru
De lait-ribot de flanc de cakes
Hardi petit monte à la misaine
Hardi petit et vire au guindeau
Chez Jean-Marie de Kervadec
Il n’y a plus d’jambon cru
De lait-ribot de flancs de cakes
Et plus de papier cul.

Paroles : François Morel ; Musique : Antoine Sahler

Légende
Il y a longtemps, bien longtemps
Il y avait une bergère
Qui gardait ses moutons bêlants
Dans une clairière
Les moutons étaient tout pelés
Et la bergère était affreuse
Laide les cheveux mal peignés
Et paresseuse
Le fils du roi vint à passer
C’était un parfait imbécile
Il n’était ni beau ni bien fait
Ni juvénile
Et comme il était de surcroit
Myope comme une théière
Il ne vit pas le frais minois
De la bergère
Laquelle à ce moment précis
Cherchait un pou dans son corsage
Ce qui fait qu’elle ne le vit
Pas davantage.
Le fils du roi obtint la main
D’une cousine abominable
Et la bergère épousa un
Garçon d’étable.
Et tout s’étant ainsi passé
Suivant la plus saine logique
Sans le concours d’aucune fée
Aux dons magiques
Ils furent tous très malheureux
Et n’eurent pas un seul enfant

C’est ainsi qu’il faut raconter
Aux petits enfants les légendes
Si vous voulez éviter
Qu’ils vous en redemandent !

Paroles : Jacques Faizant

Le diable dans la bouteille
Au fond de ma bouteille
Un petit diable veille
Pas plus gros qu’une abeille
Plus noir qu’une corneille
Et sa voix qui zézaye
Susurre à mon oreille
Les plus sales conseils
Déguisés en merveilles

Me fait Impératrice
Et me donne un royaume
De sentiments factices
D’ivresses polychromes
Et pour guider mes pas
J’ai de nobles amies
Lady Margarita
Et miss Bloody Mary
Et quand mes courtisans
Me promettent le Ciel
Je les crois vraiment quand
ils disent que je suis belle
Mais ce n’sont que des ombres
Et mon royaume sombre
Dans un méchant sommeil
Au fond de ma bouteille

(refrain)

Il me fait oublier
Qui je suis et pourquoi
Je me damne à aimer
Le bourreau et la croix
Je ne connais que trop
Le nom des assassins
Senhor de Curaçaõ
Et monsieur Marasquin
Et quand mes courtisans
Me brûlent à petit feu
Je les crois encore quand
Ils disent que je vais mieux
Mais le miroir se brise
Et je vois sans surprise
Une petite vieille
Au fond de ma bouteille

(refrain)

Un diable goguenard
Un satan dérisoire
Qui enfonce au hasard
Les clous du désespoir
Au diable ce bavard
Et ses belles histoires !
Au diable ses merveilles
Et ses mauvais conseils !
Comme si j’allais croire
Ce que ce diable noir
Sussure à mon oreille
De sa voix qui zézaye
Eh, petit diable noir
Pour te clouer le bec
Il suffit de te boire
Cul sec !

Paroles & musique : Juliette Noureddine

Les doigts dans le nez
Tu me dis, mon amour
Plus de vingt fois par jour
Que c’n’est pas élégant
Et très peu ragoutant.

Mais vois-tu, c’est ballot
Je n’suis pas comme il faut
Et j’peux pas m’empêcher
A longueur de journée
D’mettre mes doigts dans mon nez

J’ai malgré moi
Bien trop d’émois
A dénicher ces trésors
De poussière et d’or
Pour ne pas céder
aux voluptés
De mes doigts et de mon nez

Mon amour, je l’avoue
J’aime ce doigt de mystère
Ambigü, sans tabou,
Ce plaisir nécessaire
Doit rester une affaire
Solitaire
Autrement c’est vulgaire

Pour autant je l’fais pas
En secret dans le noir
Et l’on m’surprend parfois
Même si j’ai un mouchoir
Sur scène, à la télé,
Egarer
Quelque doigt dans mon nez !

J’ai malgré moi
Bien trop d’émois
A dénicher ces trésors
De poussière et d’or
Pour ne pas céder
aux voluptés
De mes doigts et de mon nez

Autant de poésie
Collée sous le clavier
Ou semée dans Paris
Je m’tire les vers du nez
Mon doigt trouve la rime
Féminine
Au fond de mes narines !

C’est la preuve agaçante
De mes facilités
Savante en dilettante
Vraiment décontractée
Maniant le subjonctif
L’air naïf
Et les doigts dans le pif

(Parlé)
Il eût fallu que j’eusse
Bien peu d’émois
A dénicher ces trésors
De poussière et d’or
Pour que je ne cédasse point
aux voluptés
De mes doigts et de mon nez

Mais j’arrête car je crains
D’être allée un peu loin
Que mon ode au mucus
Ne fasse pas consensus !

Lors cessons, mon amour
Ces querelles ces discours,
Pourquoi se disputer ?
On se noie dans un dé
Pour un doigt dans un nez…

Paroles : Juliette Noureddine – Didier Bégon ; Musique : Juliette Noureddine

Nour
Comme toutes les gamines
J’avais peur dans le noir
Des choses qu’on imagine
Cachées dans le placard.
Les monstres de pénombre
Ne résistaient jamais
Quand s’allumait dans l’ombre
Ma lampe de chevet
Et j’ai béni souvent
Dans ces petites paniques
Les bras de ma maman
Et l’ampoule électrique.

J’avais en ce temps-là
Des leçons à apprendre
De l’encre sur les doigts
Et le monde à comprendre
Professeur de piano
Ou maîtresse d’école
Ont fait voler plus haut
Mon âme de luciole
Quand je jouais à survivre
Dessous mes draps en cloche
A la lueur d’un livre
Et d’une lampe de poche

J’ai fait feu de tout bois
Amoureuse tant et plus
Que la lumière soit
Et la lumière fut!
J’ai grillé des ampoules
Cramé quelques lampions
Les nuits où l’on se saoule
De fêtes sans passion.
Mais j’ai eu pour la gloire
En lettres de néon
Brillant sur les boul’vards
La moitié de mon nom

Sur ma vie en morceaux
Quand trop tôt viendra l’heure
De l’ultime faisceau
Du dernier projecteur
Je penserai sans doute
A ces quelques lumières
Qu’on croise sur sa route,
Qui l’animent et l’éclairent :
Les lustres de cristal,
La lampe d’Aladdin,
Une lanterne, une étoile,
Ton sourire, ce matin…

Lors, quand vacillera cette flamme qui est moi,
Cette loupiote nue, ce petit feu de joie
A l’ombre des douleurs, et pour les faire taire,
Je veux pouvoir, moi même, éteindre la lumière..

Paroles & musique : Juliette Noureddine

La petite robe noire
Une petite robe noire légère
Toute simple et sans manière
Dansait à l’écart
Au fond du placard
N’avait autour d’elle
Qu’ des gilets d’flanelle
Des chemises d’homme
Et des pantalons, tout comme.
Elle était, hélas
Si peu à sa place
Perdue par hasard
Entre deux costards
Une anomalie
Pourtant si jolie
Suspendue, fragile,
Dans ce drôle d’ exil
Viril.

Faut dire c’que ça plait aux filles
Les petites robes qu’un rien déshabille,
Petit bout de tissu
Sans quoi elles iraient nues,
Petit rêve où s’égarent
La main ou le regard,
Petite robe noire
Toute simple et sans fard,
Petite plume volée aux parures étranges
Des anges.

La petite robe noire
Racontait sa belle histoire
Ses heures de grâce
Au printemps qui passe
Quand le cachemire
Le blouson de cuir
Rassurants et forts,
Ne la blessaient pas encore ;
Quand une caresse
La faisait princesse ;
Quand elle allait libre
De toutes ses fibres,
Avant le passage
Des premiers orages,
Avant qu’on n’ la cloue
De reproches flous
Jaloux…

Faut dire c’que ça coûte aux filles
Les petites robes qu’un rien déshabille,
Petit bout de tissu
Sans quoi elles iraient nues,
Petit rêve où s’égarent
La main ou le regard,
Petite robe noire
Toute simple et sans fard,
Petite plume tombée en souvenir étrange
D’un ange.

La petite robe sage
S’abimait sous les outrages
Avilie de cris
Salie de mépris.
Elle savait les coups
Les marques au cou
Les larmes qui brillent
Au coin des yeux qu’on maquille.
Un soir de misère
D’enfer ordinaire,
De vague rupture,
De coups de ceinture,
On l’avait griffée
Déchirée, froissée…
Et puis, peu importe,
Laissée de la sorte :
Morte.

Paroles & musique : Juliette Noureddine

Veuve noire
Il est 20 heures, j’attends qu’il meure
Notre bonheur était un leurre
Et ça coûte cher de divorcer
C’est bien plus simple de le tuer
J’ai mélangé au rôti d’porc
De l’aspirine, du mediator
Ca fait des morts propres et nettes
Comme ils le disent sur internet
Puisqu’il a l’estomac fragile
Qu’il est cardiaque et hémophile
C’est l’crime parfait, tout en douceur
Il est 20 heures, j’attends qu’il meure

Mais j’comprends pas, monsieur l’agent
C’qu’a pu vous raconter l’SAMU
C’est pourtant simple et évident
L’coeur a laché, j’en sais pas plus.

22 heures trente je m’impatiente
J’ai p’t’êt’ été imprévoyante
J’vois qu’il s’agite et qu’il transpire
Il a pas l’air d’vouloir mourir
J’vais lui donner son hydromel
Assaisonné à l’antigel
Ca bouffe les reins et ça les nique
Comme ils l’ont montré dans Derrick.
Faut qu’il y passe passqu’il m’agace
Ca fait des années qu’ça trainasse
Et qu’il me prend pour sa servante
22 heures trente, je m’impatiente

Mais je vous l’dis , m’sieur l’commissaire
Comme d’habitude il avait bu
Quand il a pris son dernier verre
L’a dû s’tromper, j’en sais pas plus .
Il est minuit, c’est pas fini,
Et ça m’ennuie qu’il ait vomit
Il faut qu’ça cesse, c’est un cauchemar
Je vais l’noyer dans la baignoire
J’l’ai fait glisser dans l’eau glacée
Mais ça l’a tout revigoré
Le sèche-cheveux posé d’vant moi
M’a fait penser à Claude François
Du 220 dans les gencives
Ca m’étonn’rait bien qu’il survive
En un éclair le voilà cuit
Il est minuit et c’est fini !

Mais monsieur l’Juge, je vous l’assure
Il bricolait toujours tout nu
Avec une telle désinvolture
J’l’avais prév’nu, j’en sais pas plus…

Il est trois heures et c’est l’horreur
Le choc a fait r’partir son coeur
La, c’est la colère qui l’emporte
J’vais employer la manière forte
Je traine le bonhomme au salon
Une vieille cravate sous le menton
Qu’importent les traces laissées par terre
J’sais comment faire grâce aux Experts
Je prends tout c’qui m’tombe sous la main
Tiens là il fait bien moins le malin
Sans aucun r’mords j’y tape dessus
Voilà l’aurore et j’en peux plus !

Mais je vous l’jure, M’sieur l’Président
Quand on voit c’qui traine dans les rues
Faut pas s’étonner qu’les braves gens
S’fassent tuer chez eux, j’en sais pas plus.

Voilà l’aurore et il est mort !
J’vais faire couler un café fort
Ranger un peu et nettoyer
Faire un p’tit somme bien mérité
Neuf heures , je n’ai plus la patience
Enfin j’vais voir si j’ai d’la chance
J’veux savoir c’qu’i’ y a dans l’contrat
J’appelle Cerise de Groupama..
Ah quand je pense au coût d’la vie
Va m’falloir un nouveau mari
Un peu plus riche qu’les trois derniers
Et un peu plus facile à tuer

C’est pas d’ ma faute; m’ssieurs les jurés
Les belles promesses j’y croirai plus
Moi qui ai tant besoin d’être aimée
A chaque fois, je suis déçue.

Paroles : Corinne Volard – Juliette Noureddine ; Musique : Juliette Noureddine

39 réponses à Paroles

  1. Chantal dit :

    Merci Juliette pour ces nouveaux textes et nouvelles musiques dont nous allons nous délecter plus d’une fois
    Félicitations pour ces deux là, déjà.
    Chantal

  2. groupe crc dit :

    Bonjour,
    Je cherche à entrer en contact avec le (la) personne qui s’occupe des tournées de Juliette. Etant organisateur de la Fête de l’Humanité Toulouse, je suis intéressé parr sa prestation à une date qui m’a l’air disponible en mai 2011. Merci de me contacter.
    Luis Villalba
    06 23 64 74 29 groupe.crc@mairie-toulouse.fr

  3. Brigitte Couradeau dit :

    Mais où sont passées les paroles des autres titres ? Pfuitt ! Envolées !
    Je suis bien sûre de les avoir lues vite fait il y a quelques jours.
    No parano, qu’elle dit La Patronne, mais enfin, là, je me sens visée par une conspiration multinationale !
    Les paroles ! Les paroles ! Rendez-nous les paroles !

    • Juliette dit :

      C’est moi qui ai demandé qu’on retire les paroles in extenso, sinon où serait le suspens ? Rendez-vous le 10 janvier… dans la pochette ! ;-)

      • Brigitte Couradeau dit :

        Ah bon… Si c’est vous qui le voulez pour le suspens…
        Bien sûr que j’ai déjà commandé No parano et que j’aurai bientôt le livret.

      • Anne dit :

        Vous avez chanté une chanson merveilleuse sur les livres. Dans quel album puis je la trouver ? Je cherche depuis des mois, svp besoin d’aide.

  4. bober sophie dit :

    Chère Juliette,
    Ce mail car nous aimerions beaucoup enregistrer un entretien avec vous, entretien qui serait diffusé dans la nouvelle émission de la chaîne présentée par Marie Richeux : « Pas la peine de crier » sous la forme d’un feuilleton, c’est-à-dire 5 x 7mn (à retrouver du lundi au vendredi de 6h15 à 6h22, et podcastable évidemment) – bien sûr, l’entretien ne serait pas en direct, mais enregistré au préalable.
    Nos premiers invités de l’année 2011 sont Claude Ventura, Nurith Aviv, Anselm Kieffer, Ariane Ascaride etc.
    Le principe est le suivant : c’est uun enregistrement de 2h environ dans le lieu de votre choix, de préférence en fin de matinée. Nous reviendrons sur votre parcours de chanteuse, de musicienne, de femme libre, sur votre regard sur le monde.
    NB : vous sera demandé de choisir 5 disques qui vous tiennent particulièrement à coeur (disques qui chaque jour clotureront l’entretien).
    L’idéal pour nous serait d’enregistrer avec vous un matin de février ou mars (de 10h à 12h, par ex) à Paris > Est-ce possible (au milieu de vo sconcerts…) ?
    Pour info, voici le lien vers le site de l’émission (si vous voulez écouter) :
    http://www.franceculture.com/emission-pas-la-peine-de-crier-claude-ventura-15-2011-01-03.html
    J’espère que je n’ai rien oublié. N’hésitez pas à me contacter pour toute information complémentaire.
    Bien à vous,
    Sophie Bober………………………….
    France Culture………………………
    « Pas la peine de crier », en direct
    Chaque matin de 6h à 7h……….

  5. Ballet dit :

    Bonjour Juliette,

    Ce petit mot pour vous dire – tout le plaisir(issime) de découvrir un nouvel album – tout le bien(-être) que vos textes et votre voix me procurent et – toute la joie(de vivre) à vous revoir sur scène prochainement.

    Emmanuel

  6. Berlingot dit :

    Je viens d’acheter « bijoux et babioles » et lorque j’ai mis la galette dans mon mac tout blanc. Un « open disc » est apparu, me dirigeant vers ton nouvel opus. Les mystères de la technologie m’impréssione toujours.Les 2 morceaux m’ont bien plûs. Je vais revenir 3 années en arrière pour encore mieux apprécier tes petites histoires…et revenir dès que tu ferra « la promo » chez Drucker bien entendu. Au plaisir de voir sur scène à Bruxelles.

  7. Nancy dit :

    vous viendriez nous réchauffer le coeur et les oreilles en Allemagne? (par exemple à Hamburg…):-)
    Nancy

  8. Dalila dit :

    ah! quelle bonne nouvelle, un nouveau disque de Juliette !
    pour démarrer l’année tout en bonheur, mon coeur frémit déjà
    nous avons hâte de le recevoir ici à Alger

  9. Bonjour Juliette

    Souvenirs de cette émission avec Hélène Hazéra (Chanson Boum), où vous et nous (Les Brutes épaisses) avions chanté et nous sommes échangés nos disques. J’étais ému de vous rencontrer, tout comme lorsque nous avions fait votre 1ere partie à Saint André de Cubzac en 2004, et je vous ai raconté n’importe quoi. Mille pardons ! Bref, passons, bravo pour votre 8ieme disque, bonne année et tout et tout.
    Cordiales salutations amicales et musicales
    François Cha

  10. Johan dit :

    Qu’est-ce que la chanson française serait sans vous, Juliette Noureddine ? Merci pour ces nouveaux mots, ces anciens mots aussi mais si joliment réinterprétés qui soulagent chaque fois nos maux… Et merci est un euphémisme… Dommage de devoir utiliser un terme à la consonnance si barbare pour dire que l’on vous aime… que je vous aime ! Mais il illustre sans nul doute la tendre violence du plaisir que vous nous donnez si généreusement.
    Prenez soin de vous grande dame et j’attends avec impatience le 6 mai pour venir de ma chère ville de La Rochelle vous écouter et vous entendre sur scène pour la première fois.
    Bien à vous.

  11. Hugo for ever dit :

    Bonjour Juliette

    Encore bravo pour tes chansons. Je viens de découvrir que tu avais mis en musique un poème de Victor Hugo, aussi je ne résiste pas au plaisir de te faire découvrir notre groupe : « HUGO FOR EVER » : chansons pop/world/slam sur des poésies d’Hugo ou la rencontre des musiques actuelles et de l’univers poétique du grand Victor Hugo !
    Avis aux amateurs pour plus d’infos ou de futurs concerts !!!
    Un clip dans un style bollywood (hugollywood!) est en cours de montage.
    A très bientôt,
    Philippe Guinet

  12. Pak dit :

    Merci Juliette ! Merci encore !

  13. maud dit :

    Merci pour ce nouvel album.
    A quand une date ici en Guadeloupe??? L’Amérique ce serait sympa, non?
    S’il vous plaît…

  14. Catherine dit :

    Voilà plus 16 ans que je te suis, en concert ou en achetant tes albums. J’aimerais maintenant te proposer un projet, te concernant, évidemment. Nous avons, Pablo et moi, réalisé quelques petits sujets sur toi. Pourrais-tu nous communiquer un mail où te joindre…
    Encore merci pour tout ce talent !

  15. nadine lyonnet dit :

    Un grand bravo pour tous tes disques, je cours acheter le dernier que je viens d’écouter Penses-tu venir à Niort pour la journée des femmes avec Impulsions femmes ?
    A bientôt j’espère

    • Brigitte dit :

      Renseignements pris auprès des filles du planning familial de Niort, non, pas cette année. Dommage… J’aurais bien aimé une nouvelle conférence chantée.

  16. Josette Bourque dit :

    Bonjour,
    je suis à la recherche de la partition l’Éternel féminin.
    Je participe actuellement a un cour d’interprétation à Montréal, Québec, Canada.
    J’aimerai savoir si il y a eu une publication de cette partition et comment puis-je me l’a procurer.
    Merci de votre attention
    Josette Bourque

  17. Noquéro dit :

    Bonjour juliette,

    Pouvez-vous nous dire si vous avez l’intention de faire une petite escapade à Toulouse pour chanter tout votre talent ?
    Sylvie

  18. Eva dit :

    ce petit vélo rouillé et un peu tordu des idées noires , il tourne tourne aussi sur mon oreiller … merci de me l’avoir prêté … du coup je le trouve plus joli … et son air de crécelle couinante sur mes insomnies se transforme ( parfois) en berceuse jolie ….

    cela fait longtemps que je vous suis … et vous me faites toujours autant de bien …
    Encore merci !

  19. Ghemmour dit :

    Chateauroux = Miaou, miaou !

  20. malika dit :

    moi aussi je suis pour un concert à Hambourg (où j’habite aussi).
    Je suis à la recherche d’une chanson de Juliette trouvée sur youtube et interprétée par LENTEMENT MADEMOISELLE intitulée « Les romanichels » mais que je ne trouve nulle part sur les albums de Juliette. Où puis-je me la procurer ou télécharger légalement (pas trouvée non plus sur ITunes)

    • Canardo dit :

      La chanson « Les Romanichels » est la piste 10 de l’album « Deux Pianos » de Juliette …
      Il est facilement trouvable sur Internet …

  21. vanetti dit :

    « Un petit vélo rouillé »… je vous ai découvert chez Druker, depuis je vous écoute en boucle ! L’art de dédramatiser par l’humour ! Un vrai bonheur.

  22. MeSoCutty dit :

    Astonishing style. I would love to write that way.
    Tapety na pulpit

  23. Tiret-Candelé dit :

    Bonjour,
    Je cherche désespérément des partitions d’accompagnement et de chant de « la géante ». Où et comment puis-je me les procurer ? merci d’avance

  24. madinina dit :

    bonjour pour ce post

  25. vanstaen dit :

    Juliette, je vous aime ! Merci;
    Marie

  26. vanstaen dit :

    Juliette, quand viendrez-vous en concert à Amiens ? Je vous y ai vue il y a quelques années, à la maison de la

  27. vanstaen dit :

    Juliette, quand viendrez-vous en concert à Amiens ? Je vous y ai vue il y a quelques années, à la maison de la culture ; j’ai hâte de vous revoir.
    A bientôt
    Marie

  28. Brigitte dit :

    Sauf le respect que je dois au WM de ce site, il me semble que les paroles de JMdK comportent une petite faute d’orthographe. Au super U, on achète éventuellement du flan. Mais JMdK s’en bat les flancs…

  29. Brigitte dit :

    Sauf le respect que je dois au WM de ce site, il me semble que les paroles de JMdK comportent une petite faute d’orthographe. Au super U, on achète éventuellement du flan. Mais JMdK s’en bat les flancs…

  30. Brigitte dit :

    Sauf le respect que je dois au WM de ce site, il me semble que les paroles de JMdK comportent une petite faute d’orthographe. Au super U, on achète éventuellement du flan. Mais JMdK s’en bat les flancs…

  31. Brigitte dit :

    Mes excuses pour le bégaiement ! Je suis une quiche en informatique…

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